Semaine 3 : Création, agitation et détente by Sebastien Desrosiers

Les derniers 10 jours ont été bien remplis. Premières vraies productions avec les jeunes de notre centre; premier match de foot en vivo; première escapade à l'extérieur de la ville. Arrrrriba !

FORMATION et VIDÉO

Après quelques exercices pour se faire la main, des étudiants de notre groupe ont concocté une première vidéo digne de ce nom. Sérieux, beau boulot pour des jeunes Y d'entre 16 et 22 ans.

 

FUTBOL : LE S.P. Quito RENCONTRE LE BARCELONA S.C., SI SE PUEDE !

Mercredi soir. La Sociedad Desportiva de Quito affronte le Barcelona Sporting Club. On ne parle pas ici d’une équipe d’Espagne, mais plutôt de la côte Équatorienne. Les costeños (habitants de la côte) ont la réputation d’avoir le sang chaud, par rapport à ceux de la Sierra, où se trouve Quito. Avant le départ, Ruben, notre padre équatorien, nous rassure. Les fans des deux équipes sont des amis et les poignées de main ne sont pas rares; l’ambiance sera fraternelle.

 Ambiance festive du côté des policiers

Ambiance festive du côté des policiers

Après nous être maquillés aux couleurs de Quito, on arrive au stade. En arrivant au guichet, on nous indique poliment qu’on n’est pas au bon endroit. Il y a deux guichets en fait, un par équipe.. Aaaah ?! Entre les deux, on croise plusieurs 6-packs de policiers, quelques bataillons d’officiers en armures, genre de robocops; un fourgon blindé, oui oui, un tank de ville, au cas où; des polices montées nourries à la viande rouge sur des chevaux de 12 pieds qui ne sourient pas; et même une équipe canine avec des mi-chiens mi-loups, visiblement rationnés au tofu. Dans le stade, c’est la ségrégation. Deux zones, séparées par une clôture et une douzaine de policiers. Une zone pour les partisans de Quito, une pour les autres, les méchants. Tout ce qu'il y a de plus amical.

 

Les partisans du S.P. Quito se réchauffent. Tambours et trompettes, voici d’où vient l’expression.

En entrant dans le stade, constat frappant. Ici, c’est pas tant les hot-dogs qui marchent fort. Y-a des petits restos style cafétéria qui servent deux choses: un petit bol de riz avec oeuf dur, sauce arachides et salade de betterave, et pour les plus braves, il y a le menudo, un genre de ragoût de boeuf vraiment louche. Il y a là-dedans tout ce qu’on ne veut pas savoir qu’il y a dans les saucisses, mais en intégral, tsé. Des tripes, des viscères, du foie et pleins de trucs sans nom, miam ! J’opte pour la première option. Alex, bonne fourchette et intrépide culinaire, choisit le deuxième et vit son premier k.o. technique. Après quelques bouchées, il abandonne. Le pauvre a du boire plus de bière pour compenser son repas gaspillé. 

Le match commence sous l’explosion de dizaines de feux d’artifices, ça pète et ça pète, même pendant les 10 premières minutes de jeu. Un beau match, mais surtout une ambiance à tout casser. Tout au long de la partie, c’est la musique et les chansons dans les estrades, de part et d’autre. On participe comme on peut, et puisqu’on a quelques Quiteños avec nous, on a l’air de connaître les paroles. Honnêtement, je suis jaloux de voir les fans chanter autant ensemble sur des airs rassembleurs, avec de vrais textes. On peut aller se rhabiller avec notre Olé, olé olé olé et notre Go Habs Go.

Quito l’emporte 2-1; on est ravis ! Les fans du Barcelona, nos amis, le sont un peu moins. Des bons doigts d’honneur, quelques objets lancés, deux ou trois gros mots, et les policiers ramènent les chiens. Du calme qu’ils disent, sinon ça va chier ! On doit se résoudre à attendre un bon 40 minutes dans le stade jusqu’à ce que les fans de l’autre équipe aient été évacués. On se reprendra pour la poignée de main les amis !

 

PAPALLACTA : UN VILLAGE FROID, CON CALOR !

Après une grosse semaine de cours, alors que la météo s’annonce très incertaine pour le week-end, on part pour Papallacta, un village montagneux à 3300 mètres d’altitude. Chute de température anticipée; on quitte la chaleur de Quito pour un 15 degrés, et ça s’annonce pluvieux.

 En quittant Quito

En quittant Quito

Pourquoi ?

Première raison : Décrocher.

Presque 20 jours en Équateur passés dans une ville de 3+ millions de personnes, c’est pas tant des vacances.

En arrivant au village, c’est l’embouteillage sur la route à cause de glissements de terrain en amont. L’autobus nous dépose sur le bord du chemin. En sortant du bus, c’est brumeux et ça mouillasse. Je pose un pied par terre et une vielle dame au bord de la route me propose un lait chaud au riz et à la cannelle. Un fou dans une poche. Claro que si !! Sacré sens du timing a madame. Smart.

Les gouttes d’eau frette dans le visage ne font pas le poids, j’ai le sourire fendu jusqu’aux oreilles. On marche et on est libres. À côté de nous, plein d’autos arrêtées. En face, des petites maisons colorées installées dans les collines. Du vert partout. Nature, calme, laisser-aller et … cannelle.

Deuxième raison : l’eau chaude.

Papallacta n’est pas un village comme les autres. Il est à proximité d’un giga-gros volcan de 6000m de haut, le Chimborazo, qui contient assurément une grande quantité de lave brulante mais aussi, et surtout, une quantité impressionnante… d’eau chaude. Pas fous tsé.

Truite fraîche frites salade au resto du coin, puis on se dirige vers notre oasis. Le balneario. Des piscines d’eau bouillante, des arbres fleuris, des petits chemins à gougounes. Des alpagas qui grignotent. Des pics rocheux qui frottent les nuages tout autour. Et de la grosse vapeur. Chaud !

Je vous épargne la suite.. Paresse, eau chaude eau froide paresse jus de fruits paresse eau chaude eau froide. La vie à la dure, quoi. Hasta luego !

Semaine 1 : L'arrivée by Sebastien Desrosiers

Nous voici à Quito, la deuxième plus haute capitale du monde. Près de 3 millions de personnes vivent ici, à flanc de montagne, à 2800 mètres d'altitude, au beau milieu des Andes. 

En arrivant ici, voici ce qui m'a frappé :

1) LES MONTAGNES SONT PARTOUT | au bout de chaque rue, au-dessus des bâtiments, dans chaque direction, l'arrière-plan est une successions de montagnes (et de volcans!) énormes. Tous les matins, j'ai la gueule ouverte devant ce spectacle; une sacrée vue de millionnaire !

2) LA GENS SONT CHALEUREUX  | dans notre famille, on se lance des regards complices, on rit, on se serre la main, on se donne la bise (sur la joue droite;) sans gêne et sans modération. Les gens sont souriants et les rires ou les hola! avec des étrangers, dans la rue, ne sont pas rares.

3) LES ÉQUATORIENS SONT VAILLANTS ou ON MANQUE D'OXYGÈNE | la ville se lève aux cris des chiens et et des coqs. Ici, pas de sieste; les gens s'activent jusqu'en soirée, écoutent le foot avec énergie (lire: le volume dans l'tapis) puis, on soupe souvent vers 21-22h. À 23h, nos petites soeurs font leurs devoirs pendant qu'on finit de souper en rigolant. On baille, on va se coucher et ça les fait rire. Normal qu'on dit, c'est l'altitude. Cliniquement prouvé tsé, ça ralenti la machine. Parait que c'est pas supposé durer plus d'une semaine par contre... on travaille fort pour se mettre à niveau.

4) LA VIE EST MUSIQUE | dans les bus de la ville, salsa, bachata, bomba, sonnent dès le matin. Dans notre famille, y-a aussi de ces matins où Jenny, notre maman équatorienne, chante dans la cuisine sur un air de salsa, d'autres où Rubenchu, notre frère de 16 ans, fait cracher du reggaeton de la stéréo, et d'autres où son père Ruben invite notre chère Maria à danser dans le salon. Salsa !

 

 

Semaine 0 : L'avant-départ by Sebastien Desrosiers

Amigos! Je suis parti aux cités d'or. Voici la manière de me suivre avec le plus de boutons, de clics et de clins d'oeil possibles.

On commence par un programme double; l'avant-départ et l'arrivée. On s'épargne le trajet en avion !

Suivez-moi, cliquez sur tous les boutons «Play» et ... ¡Disfruta!

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