Semaine 0 : L'avant-départ / by Sebastien Desrosiers

Je pars pour l'Équateur, un petit pays andin entre l'océan pacifique et l'Amazonie. Je ne pars pas seul; j'y vais avec une belle gang. Des trippeux, amateurs de voyages, de politique, de communications, d'humains et d'idées folles. Bientôt, nos noms se prononceront en espagnol. On part avec pleins d'idées, d'appréhensions, d'espoirs d'amener notre énergie, de faire le bien, pas le mal, de faire connaître notre Québec aussi, y eso, todo en espanol !

Dans une semaine, on part. Partir, c'est un mot qui parle d'aventure, d'inconnu, mais aussi de quitter quelque chose. Ce quelque chose, j'en prend conscience depuis 10 jours comme ça ne m'est jamais arrivé jusqu'ici, même si ce n'est pas la première fois que je pars si longtemps de chez moi.

Cette fois-ci est différente. Mois de mai, Montréal se réveille, se réchauffe. Les filles sont belles, trop belles ! La ville grouille de vélos et de sourires, elle devient verte, légère, belle, tellement belle ! La tentation d'errer au soleil, de rejoindre des amis sur une terrasse, de se balader et d'oublier de rentrer, est forte. Le printemps à Montréal, c'est dur à battre. Cliché oui, mais c'est sacrément vrai.

Depuis une semaine, ma vie va à 100 000 à l'heure. Entre des boulots que je dois terminer, mon sac à dos à paqueter, l'après voyage que, sans excès, je dois bien préparer, il y a tous ces plaisirs, ces bonnes bouffes, ces balades à motos, ces paysages qui vont me manquer et dont je veux profiter. Il y a aussi et surtout ces gens, amis et famille, que j'adore et que je veux saluer, serrer dans mes bras, saouler quin, comme si je n'allais pas les revoir.

Justement, faut que j'y aille; nos vemos en Ecuador !