Turbo-voyage / by Sebastien Desrosiers

Il s'en est passé des choses depuis 1 mois. Tellement que j'ai manqué de temps pour les mettre sur papier. Cocktail du voyageur. Tellement d’aventures et émotions fortes; si peu de temps pour les écrire (les mettre au propre surtout). Aussi j'ai réalisé que le fait de vivre de plus en plus comme un «local» t’éloigne parfois du monde d’où tu viens et surtout, de l'ordinateur.

 Sur le quai (la porte d'entrée) du  Hot Spot   lodge  dans le  Parque national Cuyabeno , Amazonie.

Sur le quai (la porte d'entrée) du Hot Spot lodge dans le Parque national Cuyabeno, Amazonie.

Puisque mes dernière aventures seraient trop dures à décrire et que le meilleur endroit pour raconter tout ça est clairement autour d'un feu de camp, voici les grandes lignes, en attendant qu'on se tire une bûche ensemble.

Primo, il y a un mois, moi et ma belle  gang, on s’est rejoint sur le patio de la maison à 9h le soir, avec nos sacs sur le dos et nos sourires d’enfants un soir de réveillon. On a roulé toute la nuit pour arriver le lendemain midi à destination: la porte d’entrée du Parc national Cuyabeno, en plein coeur de l'Amazonie. On a mis nos bagages dans une hors-bord géant puis on a fait 2h de voyage sur une petite rivière, à travers la jungle, jusqu’à notre lodge; quelques cabanes aux toits de chaumes au milieu de la jungle. The Beach, version jungle ! Dans les jours qui ont suivis, j’ai vu des dauphins d'eau douce franchement louches; tiré la langue à un paquet de singes; me suis fait purifier par un shaman; tiré de la cerbacanne; cueilli et préparé la yuca; marché sur un serpent turbo vénéneux; mangé des bestioles vivantes; nagé avec des amazones. Cazador de peludas !

Un moment d'intimité au Parque National Cuyabeno

Puis il y a eu Baños, une ville en montagne à la frontière entre les Andes et l’Amazonie. Là-bas, on a disparu à vélo et on s’est lancés dans le vide. J'ai bavé ma frousse des hauteurs; frenché des rapides en rafting sur un air d'Axelle Red; navigué sur le nightlife déchaîné par le reggaeton. Honnêtement, affronté les vagues et bu pas mal de tasses, mais je n'ai pas eu le mal de mer.

 Lendemain de veille Chuchaqui à  Baños;  même le chien de notre auberge a du mal à s'en remettre.

Lendemain de veille Chuchaqui à Baños; même le chien de notre auberge a du mal à s'en remettre.

De retour à Quito, la vie a filé tellement vite. J'ai grimpé en haut d'une montagne de 4700 mètres, attaqué l'ascension d'un projet multi-plateforme tentaculaire; exploré la jungle urbaine; rencontré des gens fantastiques.

 Sur le  Rucu Pichincha , un volcan de 4700m qui nous regarde tout les matin d'en face de notre maison.

Sur le Rucu Pichincha, un volcan de 4700m qui nous regarde tout les matin d'en face de notre maison.

Puis on est reparti, vers la côte cette fois-ci. Sur le chemin, j’ai cueilli et goûté des fèves de cacao; découvert des fruits dont je n'avais jamais entendu parler; ramé sur une lagune remplie d'oiseaux (non je ne les ai pas goûté); me suis fais purifier à grands crachats d'alcool pur par un autre shaman; parce qu'il le fallait, encore. J’ai tourné un reportage sur les habitants d'un village secoué par le tremblement de terre d'avril; roulé à tombeau ouvert dans des boîtes de pick-up, visité une ferme en forêt d'où on est revenus avec un poulet vivant "para llevar" (pour emporter). Qué rico !

 C'est en pick-up qu'on se déplace à  Chone . Entre Marianne et Alexandra, c'est la place gardée pour Camélia ;)

C'est en pick-up qu'on se déplace à Chone. Entre Marianne et Alexandra, c'est la place gardée pour Camélia ;)

Arrivés sur la côte à Puerto Lopez, une petite ville de pêcheurs, j'ai mangé la mer, en ceviche et dans le lait de coco; me suis chamaillé sur des plages idylliques; affronté les vagues et les filles en bikini; fait du bateau à côté d'un troupeau de baleines. J'ai aussi vu des tortues faire du sexe, parce qu'on était sur le G-Spot de l'océan pacifique. Le soir, on s'est baigné dans des cocktails beaucoup trop alcoolisés, les gougounes dans le sable, et on s'est saucés dans le pacifique, parfois pas trop habillés.

 Mon chum Alex quand on est arrivé à la plage de  Los Frailes . Vie de millionnaires !!

Mon chum Alex quand on est arrivé à la plage de Los Frailes. Vie de millionnaires !!

De retour à Quito pour un dernier 10 jours; les montagnes russes. Fou la perpective de partir. Profiter des derniers jours; faire comme si le départ n'existait pas; commencer à faire des adieux. 10 jours très, très chargés. J'ai appris le concept de ladies night à l'équatorienne; et compris qu'il ne m'en fallait qu'une. J'ai survécu à un tremblement de terre; commencé la production de mon premier court-métrage en español; découvert le côté hip de Quito. Je suis parti sur un coup de tête en roadtrip dans les Andes en jeep; descendu dans le cratère d'un volcan inondé d'eau turquoise; écouté du reggaeton la nuit en roulant sur la panaméricaine, en jasant avec une latina vraiment trop belle.

  Quilotoa , un volcan inondé d'eau riche en minéraux. Les gens du coin disent que la lagune n'a pas de fond.

Quilotoa, un volcan inondé d'eau riche en minéraux. Les gens du coin disent que la lagune n'a pas de fond.

Le meilleur reste à venir, 7 autres journées à vivre ici et je vais en profiter à fond. YOLO!

Allez! On se voit bientôt.